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Introduction
Les
mycoplasmoses sont des maladies infectieuses contagieuses affectant la
poule, la dinde et de nombreuses autres espèces aviaires : Les
palmipèdes, pigeons, pintade, caille, gibier. Et même ils ont été
retrouvés chez l’homme, les plantes et les insectes.
Elles
résultent d’une association d’autres agents pathogènes et sont favorisés
par le stress environnant. Les mycoplasmes sont des procaryotes
appartenant à la classe des Mollicutes Ordre des Mycoplasmatales et la
famille de Mycoplasmataceae.
Les
principales caractéristiques des mycoplasmes sont :
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Absence
totale d’une paroi cellulaire => grande résistance aux antibiotiques
surtout les béta lactamines .
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Petite
taille 300nm. |
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Taille
réduite de leur génome 5.108 => Dépendance Aux Milieux De
Culture Complexe |
Il existe
3 espèces qui sont les plus importantes :
Mycoplasma gallisepticum
Mycoplasma synoviae
Mycoplasma meléagridis

Infection à
Mycoplasma gallisepticum
Introduction
Infection communément connue chez la poule sous le nom de la maladie
respiratoire chronique( MRC) et de la sinusite infectieuse (SI) chez la
dinde. Caractérisée par des symptômes respiratoires : râles
respiratoires, toux, écoulement nasal est souvent chez la dinde par une
sinusite, aérosacculite, si compliquée par E.Coli la maladie
est caractérisée par sa lente évolution.
Importance
Économique
La
maladie cause d’énormes pertes économiques dont on cite :
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Saisie
au niveau des abattoirs . |
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Baisse
de production des œufs de consommation . |
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Diminution d’éclosabilité des poussins et des dindonneaux.
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Retard
de croissance. |
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Coût de
la médication et des préventions.
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Pas de
signification sur la santé publique.
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Etiologie
MRC
et SI résultent d’une infection par Mycoplasma gallisepticum
associé le plus souvent à d’autre agents pathogènes virales (N.D.V ,B.I,
R.T.I ,S.I.G.T.) ou bactérienne (E.Coli,Haemophilus,Pasteurella
…) ou d’autres mycoplasmes ( M.M, M.S ) ou mycosique (Aspergillus..)
Il faut signaler aussi que d’autres facteurs peuvent prédisposer
à la maladie dont on cite :
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Mauvaises conditions d’ambiance (taux d’ammoniac élevé, poussière,
humidité, ventilation mal réglée…)
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Stress
de manipulation des oiseaux lors des vaccinations du tri ou du
débécage. |
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Les
carences alimentaires |
M.gallisepticum
Germe G(-)
coccidie 0.25 –0.5 µm de diamètre.
Culture :
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Nécessite un milieu enrichi avec du sérum ou du sang la culture.
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Culture
généralement optimale à Ph 7.8 et une incubations à 37°C .
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Colonies :
Lisses, circulaires minces, translucides, avec une masse dense
au centre.
Propriétés biochimiques :
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Fermente
le glucose et le maltose avec production d’acide mais de pas de gaz .
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Ne
fermente pas le lactose, dulcitol et salicine.
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Phosphatase négative. |
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Réduit
le 2.3.5. tri phénol tétrazolium (devient rouge)et le néotétrazolium(
qui devient bleue.). |
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Hémolyse
des globules rouges du cheval et hémaglutination de celle du poulet ou
de la dinde. |
Résistance :
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Les
désinfectants ordinaires sont efficaces sur M.gallisepticum.
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Elle
peut survivre hors de l’hôte pour plus d’un jour et même pour
plusieurs semaines si protégé par les matières organiques , exemples
elle peut persister dans les matières fécales du poulet de 1 à 3 jours
à T= 20°C et jusqu’à 18 semaines à 37 °C ou 6 semaines à 20°C.
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Epizootiologie
Incidence et prévalence
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Touche
la poule, la dinde, le faisan, la caille, les perdrix, le perroquet,
le canard, le pigeon les guinées, et la paon.
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La dinde
est plus susceptible à la maladie que le poulet et même elle
développe des symptômes plus sévères.
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Distribution mondiale |
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Touche
tous les ages mais les jeunes sont plus sensibles. |
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Les
males présentent des signes caractéristiques. |
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Survient
surtout entre 4 à 8 semaines d’ages . |
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Maladie
d’incidence plus élevée en saison froide.
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Transmission
Deux mode
d’infection
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Horizontale :
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Contact direct entre les oiseaux porteurs et ceux sensibles.
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Indirecte par l’intermédiaire de l’homme des oiseaux sauvages ou
du matériel d’élevage.
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Verticale : soit par
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Contamination de l’embryon par voie hématogène.
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Contiguïté entre l’oviducte et les sacs aériens infectés.
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Signes
cliniques
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Durée
d’incubation : 6 à 21 jours mais en moyenne c’est 5 à 10 jours .
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L’évolution de la maladie est souvent lente progressive et insidieuse.
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Les
signes caractéristiques sont respiratoires principalement du coryza .
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Poulet 3 à 8 semaines d’age |
Chez l’adulte |
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Les
symptômes sont plus prononcés et plus sévères que chez
l’adulte . |
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Le
taux de mortalité est variable mais il peut être élevé surtout
si conditions défavorables.
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La
plupart des infections sont en Hiver et entre 4 à 8 semaines
d’age. |
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Gonflement facial . |
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Râle
trachéale. |
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Écoulement nasal et oculaire
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Toux .
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Etérnument. |
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La
consommation d’aliment diminue causant une perte de poids .
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Dyspnée . |
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Les
animaux touchés sont prostrés à bec ouvert.
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Le
taux de mortalité peut atteindre 30 %.
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Production d’œuf baisse et continue à des taux faibles .
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Diminution de la production des oeufs.
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Faible
éclosabilité et une mortalité à l’éclosion . |
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Dinde |
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Écoulement nasal et oculaire qui précède tout symptôme.
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Gonflement d’un ou des deux sinus infra- orbitaires empêchant
l’ouverture des yeux . |
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Exsudation nasale. |
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Ralentissement de la croissance surtout entre 4 –8 semaines .
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Taux
de mortalité élevée due aux pneumonies et aux aérosacculite.
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La
consommation d’aliment continue tant que l’animal arrive à voir
l’aliment . |
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Râle
trachéale, étérnument, encéphalite (12-16 Sem ) => torticolis et
opisthotonos . |
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Chute
de ponte. |
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Lésions
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Le
mauvais état général et la perte de poids sont des signes indicateurs
d’un phénomène chronique.
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Au début
présence d’une grande quantité du mucus et une inflammation catarrhale
exsudative des premières voies respiratoires : voies nasales, trachée,
bronches, et les sacs aériens.
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Les sacs
aériens sont opaques épais contenant des follicules lymphoïdes
hyperplasies contenant au début un exsudat caséeux puis inflammation
fibrineuse de ces sacs. |
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Péri
hépatite fibrineuse. |
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Péritonite fibrineuse. |
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Dinde :
les sinus sont remplis d’un abondant mucus séreux puis caséeux,
rhinite, trachéite, aérosacculite pneumonie fibrineuse . |
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Ténosynovite, arthrite, salpingite caséeuse si souche à tropisme
génital. |
Diagnostic
Suspicion
Historique, symptômes et lésions .
Confirmation :
isolement
et identification du germe en cause grâce à des test bactériologiques.
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Animaux
vivants : écouvillonnage de la trachée, fente palatine, sinus et
cloaque . |
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cadavres : le vitellus des embryons ou des poussins, trachée, sac
aériens, poumons . |
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Ces prélèvements seront mis dans un milieu de culture
permettant la croissance des mycoplasmes. si poussée de colonies il
faut contrôler la nature du germe grâce aux caractères biochimiques.
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Sérologie :
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ARL .
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IH ( Pas
assez sensible, demande du temps )
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IF .
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ELISA (Le plus sensible et le plus spécifique ). |
Biologie moléculaire :
PCR : Technique de plus en plus utilisée pour sa fiabilité.
Inoculation chez des animaux
vivants sensibles pour confirmer l’infection
Diagnostic différentiel :
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Chez la poule |
Chez la dinde |
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N.D.V.
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B.I.
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Coryza
infectieux. |
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Pasteurellose. |
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Pasteurellose. |
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Chlamydiose. |
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Cryptosporidiose. |
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Infection à M.synoviae.
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Carence en vit A . |
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Influenza aviaire A. |
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Traitement
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Accepter
un troupeau avec faible incidence est plus économique que de le
traiter car le traitement est chère.
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Plusieurs antibiotiques sont efficaces sur M.G
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