Aviculture au MaroC

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TECHNIQUES DE CONDUITE DES ELEVAGES DE POULES PONDEUSES D’œufs  DE CONSOMMATON

 

INTROUCTION

L’œuf, produit de basse-cours est une source essentielle de protéines animales. Il constitue un aliment de base dans l’alimentation humaine. Les souches Gallus destinées à la production d’œufs de consommation sont distinctes de celles destinées à l’engraissement. Les œufs de consommation sont produits essentiellement par deux types génétiques de poules :

bullet Les poules de type Leghorn : Ce sont des poules de petites taille, pondent des œufs à coquille blanche, consomment moins d’aliment, pondent un nombre élevé des œufs de petit calibre, s’adaptent  aux climat chauds mais sont très nerveuses.
bullet Les poules de type Rhode Island Red : Ce sont des poules lourdes, pondent des œufs à coquille rousse, consomment plus d’aliment, produisent une masse totale d’œufs plus élevée (gros calibre)  et sont mieux valorisées à la réforme.

A partir des deux types génétiques , plusieurs souches ont été sélectionnées et commercialisées dans le monde : Arbor Acres, Lohman, Isa Brown, Hubbar, Hy-Line, Hyrex, Tetra-S-L. Quoiqu’il en soit les différentes souches de poules ont besoin d’être élevées de façon rationnelle pour exprimer leur potentiel maximum.

 

Comme pour la production de volaille, la production d’œufs est plutôt le fait de pays développés ou de pays émergents. à l’échelle mondiale Les premiers pays producteurs d’œufs sont la Chine, les Etats Unis, le Japon, la Russie, l’Inde, le Brésil et le Mexique. Ces sept pays représentant 50% de la population mondiale, sont à l’origine de près des 2/3 de la production mondiale d’œufs. L’union Européen arrive au niveau mondiale en troisième position derrière l’Asie et l’Amérique du Nord. Les principaux producteurs Européens sont la France, Les Pays-Bas, l’Allemagne et le Royaume Uni. En moyen Orient, les principaux producteurs sont la Turquie, l’Iran, l’Arabie Saoudite et la syrie. A l’échelle  Africain (13% de la population mondiale) la production d’œufs ne représente que 4% de la production mondiale. Les principaux producteurs Africains sont, le Nigeria, l’Afrique du Sud, L’Egypte,

le Maroc et l’Algérie. En Afrique de l’Ouest francophone, on trouve le Sénégal et la Côte d’Ivoire.

 

En matière des échanges internationaux, la masse transitaire porte sur environs 7 millions d’unités par an soit  moins de 1% la production mondiale. L’essentielle des échanges sont enregistrés entre les pays de l’Union Européen qui re présentent 65 à 70 % des volumes échangés dans le monde.

Sur le plan consommation, elle atteindrait 8Kg d’œufs par personne et par an, soit environ 130 œufs.  En fait, les niveaux de consommation individuelle sont très variable, de quelques dizaines d’œufs dans certains pays africains, à 317 œufs au Japon.

 

Au Maroc, la production d’œufs de consommation a commencé à se développer en 1981 quand certains entreprises spécialisées dans le poulet de chair se sont lancées dans le secteur de l’œuf. Même si la filière se heurte à de nombreux obstacles d’ordre structurel, technique, organisationnel, économique et législatif, cette activité est en pleine expansion.

 

Classiquement, l’élevage de la poule pondeuse est réalisé soit au sol, soit en cage. Il existe toutefois des variantes par rapport à ces deux modes (volière, plein air, cages alternées, etc.…). Globalement, ces variantes n’apportent pas une plus value sur le plan performances zootechniques, l’objectif étant surtout écologique, mais aussi qualitatif. Quoiqu’il en soit, l’idéal est que les poules soient élevées pendant la période de ponte dans les mêmes conditions qu’au cours d’élevage de la poulette . Ainsi les animaux précédemment élevés en cage (période poulette) seront moins stressées si la période de production se déroule également en cage. Le choix entre l’un ou l’autre dépend du niveau de technicité de l’éleveur et du type du matériel le mieux adapté à son bâtiment  d’élevage, étant donné que ce dernier a été conçu de façon à être polyvalent.

 

A- ELEVAGE AU SOL

La vie de la pondeuse est composée de deux périodes :

-         La phase d’élevage : 1j à 18 à 20 semaines,

-         La phase de ponte ou de production : 20 à 22 semaine à 72 à 78 semaines (âge de réforme),

 

I- Phase d’élevage : ELEVAGE DE LA POULETTE

 

I-1- Objectifs

La phase d’élevage est d’une importance capitale pour la réussite de la ponte. Au cours de cette période l’éleveur devra fixer les objectifs suivants ;

·        Produire des jeunes poules (poulettes) saines, bien vaccinées ; avec pour conséquence une bonne viabilité,

·        Réaliser une croissance qui se traduit par une bonne homogénéité du lot,

·       Obtenir un poids vif compatible avec la maturité sexuelle :  1550 gr à 5% de ponte pour les souches lourdes et 1350 gr pour les souches légères, 

 

I-2- Bâtiments

La période d’élevage doit se dérouler dans des poussinières séparées des fermes de ponte. S’il y a plusieurs bâtiments dans la ferme, celle ci ne devrait abriter  qu’une seule souche et un seul âge.

Les bâtiments des poulettes future pondeuses élevées au sol sont de même conception que ceux utilisés pour l’élevage du poulet de chair (orientation, matériaux de construction, isolation, dimensions….). Toutefois, chez la pondeuses, on conçoit des bâtiments de type obscur (sans fenêtres) pour  assurer une bonne maîtrise du programme d’éclairement.

Comme pour le poulet de chair, les bâtiments d’élevage de la poule pondeuse doivent faire l’objet de nettoyage, de lavage désinfection et vide sanitaire entre deux bandes.

 

I-3- Normes d’élevage

Pour  assurer une meilleur extériorisation des performances, l’éleveur est appelé à respecter toutes les normes d’élevage (densité, conditions d’ambiance, équipements) qui sont indiquées dans le tableau 1 ci-dessous.

 

Tableau1 : Normes d’élevage de la poulette au sol

 

Age

Densité

Sujet/m2

Mangeoires

Abreuvoirs

Température

Aération, HR      et gaz toxiques

Linéaire

(cm/sujet)

Rond

(/100 S)

Linéaire

(cm/sujet)

Rond

(/100 S)

Eleveuse

Ambiance

1j

30 à40

 

 

4 cm

1 à 2 alvéoles à œufs ou 1  à 2 M 1er âge

2 cm

1 siphoïde

 de 2 L

36

20

- Vitesse de l’air = 0,1 à 0,35 m/s

- Volume de l’air = 4 à 6 m3/h/Kg

- HR = 40 à 70 %

- Co2 = 0,3 %

- NH3 < 20ppm

7j

 

15

34

18

2 sem

 

 

32

18

 

4 sem

25

16-18

5 sem

20

15-18

6 sem

18

15-18

7 sem

-

15-18

8 sem

-

15-18

9 sem

8 à 10

 

8 à 12

-

15-18

10 à 18

6 à 8

-

15-18

 

 

 

 

I-4- Conduite d’élevage

I-4-1-  Soins aux démarrage

Les aménagements des aires de démarrage qui se rapportent aux préparatifs de la poussinière avant l’arrivée des poussins et les opérations effectuées le jour de la réception sont identiques à celles pratiquées pour le poulet de chair.

 

I-4-2-  Conduite alimentaire

L’alimentation  constitue le facteur essentiel de la réussite de l’élevage de la pondeuse. Ainsi, il est indispensable d’appliquer un programme de rationnement et un plan d’alimentation rationnel.

a-    Rationnement

     a1- Objectifs

 Contrairement aux poulets de chair qui sont alimentés ad libitum, les poulettes futur pondeuses reçoivent un régime alimentaire rationné. Ce système fixe plusieurs objectifs à savoir :

·        Produire des sujets aptes à résister aux maladies et aux stress,

·        Economiser l’aliment,

·        Produire des sujets ayant un poids vif compatible à la maturité sexuelle,

·        Produire un lot homogène,

·        Réaliser un production importante aussi bien en nombre qu’en calibre,

·        Retarder la maturité sexuelle,

Pour être efficace, le rationnement nécessite l’application de certaines mesures d’accompagnement relatives aux :

·        Respect absolu des règles d’élevage (densité, normes d’équipements, conditions d’ambiance….),

·        Contrôle de l’état sanitaire du troupeau,

·        Connaissance et enregistrement des quantités d’aliment distribuées,

·        Vérification des la vitesse de la chaîne,

·        Contrôle du gain du poids,

         

 

 

 

 

           a2- Techniques de rationnement

les techniques de rationnement  sont multiples dont les plus pratiquées sont :

v     Le jour le jour : distribuer la ration une seule fois par jour à heures fixes,

v     Skip a day : distribuer la ration une seule fois tous les deux jours à heures fixes, cette méthode présente des avantages par rapport à la première parce qu’elle améliore l’homogénéité du lot  et offre une économie de main d’œuvre, 

v     Autres méthodes : d’autres programmes de rationnement peuvent être adoptés tels que 3/7, 4/7et  5/7,

Notons par ailleurs, que la limitation de la consommation d’eau peut aider le rationnement. Il est recommandé de couper l’eau une heure à deux heures après la fin de la consommation de l’aliment.

 

a3- Concentration énergétique et protéique de la ration

 

Les teneurs énergétiques et protéiques contenues dans l’aliment destiné à la poulette futur pondeuse sont indiquées dans le tableau 1 ci-dessous.

Tableau 1 : Concentration énergétique et protéique de la ration de la poulette

 

Période d’élevage

Energie (Kcal EM/Kg)

Protéines brutes (%)

Démarrage : 1j à 8 semaines

2800 à 2850

18 à 20

Croissance : 9  à 18 semaines

2700 à 2750

15 à 16,5

 

 a4- Plan de rationnement

Le plan de rationnement varie selon la souche, les conditions d’ambiance, le type et le nombre d’équipement, le type du bâtiment et la technicité de l’éleveur. Le plan de rationnement appliqué pour la souche  ISA BROWN est rapporté dans le tableau 2 suivant.

 

Tableau 2 : Exemple de rationnement  contrôlé de ISA BROWN

Age en semaines

Quantité distribuée (en gr/j/sujet)

Concentration de l’aliment

1

2

3

4

5

6

7

8

   12 ad libitum

   18 ad libitum

   23 ad libitum

28 rationné

33 rationné

38 rationné

43 rationné

48 rationné

 

 

Energie : 2850 Kcal EM/Kg

 

Protéines brutes: 18 %

9

10

11

12

13

14

15

16

17

52 rationné

56 rationné

60 rationné

64 rationné

67 rationné

70 rationné

74 rationné

78 rationné

81 rationné

 

 

Energie : 2700 Kcal EM/Kg

 

Protéines brutes: 15 %

 

I-4-3-  Contrôle  de croissance

a-     Objectif

Le contrôle de gain de poids est une opération essentielle à la bonne conduite du troupeau.  Le suivi  périodique de la croissance des poulette permet la comparaison à la souche

         

standard, de déterminer l’homogénéité, d’ajuster le plan de rationnement  et d’obtenir un poids homogène compatible avec la maturité sexuelle.

a-     Modalités

Un échantillon de 100 à 150 sujets (1à2%) donne une bonne estimation du poids moyen et de l’homogénéité. Les pesées doivent être faites sur des sujets pris à différents coins du bâtiment de préférence avant la distribution de la ration à heures fixes. Les pesées doivent être effectuées chaque semaine  à partir de la première semaine jusqu’à la 35ème semaines.          

    b-     Calcul de l’homogénéité

c-     Facteurs de variation de l’homogénéité

Plusieurs facteurs peuvent être à l’origine d’affecter l’homogénéité parmi lesquels on peut citer :

v        Nombre d’abreuvoirs et de mangeoires insuffisant,

v        Vitesse de la chaîne rapide,

v        Densité élevée,

v        Mauvaise qualité d’aliment,

v        Conditions d’ambiance non respectés,

v        Qualité du débécquage,

v        Qualité de vaccination,

v        Maladies,

v        Autres stress,

I-4-4-  Débécquage

a-   Définition

Le débécquge est une opération qui consiste à couper l’extrémité du bec des volailles à l’aide d’un appareil appelé débécqueur.

b-   Intérêt

La pratique de l’opération de débécquage offre plusieurs avantages à savoir :

                    ► Réduire le gaspillage d’aliment,

                   ► Limiter le picage et le cannibalisme,

                   ► Réduire le bêchage des œufs,

c-   Mesures à prendre avant de pratiquer le débécquage

Il est conseillé qu’avant de procéder à la réalisation de l’opération du débécquage de prendre certaines mesures de précaution qui se rapportent à :

                   La vérification et le contrôle de l’état sanitaire des animaux : ne pas   débéqueter les sujets malades,

                    Ne pas débéqueter les animaux en cours des réactions vaccinales,

         ♣  L’addition de la vitamine K (anti-hémorragique) dans l’eau de boisson,

         ♣ La vérification de la température des lames du débécqueur : des températures insuffisantes provoquent des hémorragies alors que des températures élevées entraînent des brûlures des poussins. La température recommandée  doit être comprise entre 650 et 700°C.

 

 

a-     Age du débécquage

Le débécquage est pratiqué à deux âges différents. La première opération est effectuée à l’âge de 8 à 10 jours. Un léger épointage  effectué à cet âge ne permet pas de prévenir le picage ; au contraire un épointage sévère entraîne des réduction de croissance  et constitue une source d’hétérogénéité. Cela impose la réalisation d’une deuxième opération à l’âge de 9 à 10 semaines qui consiste à un peu plus de la moitié du bec.

b-     Technique de débécquage

  Pour réaliser correctement  l’opération de débécquage, il faut :

*  Choisir le calibre du débécqueur,

*  Prendre le poussin bien en main, le pouce situé derrière la tête,

*  Maintenir la tête bien en place et appuyer sur le pouce,

*   Couper le bec perpendiculairement à son axe en laissant après cautérisation environ 2/3 de longueur séparant les narines de la pinte du bec,

c-     Mesures à prendre avant de pratiquer le débécquage

Après avoir terminer l’opération du débécquage il faut :

                *  Vérifier que les animaux  consomment de l’aliment et de l’eau surtout s’il s’agit  des abreuvoirs en pipettes,

                *  Stimuler l’appétit en additionnant un complément minéral vitaminé,

                *  Distribuer une épaisseur suffisante d’aliment,

 

I-4-5-  Programme lumineux

La  lumière constitue à côté de l’alimentation le deuxième essentiel de réussite de l’élevage de la pondeuse. En effet, le cycle de reproduction de la plupart des oiseaux est sous l’effet de plusieurs conditions d’environnement dont la principale et la photopériode (durée du jour). D’autres informations extérieurs interviennent aussi comme facteurs de stimulation dt de développement de l’appareil reproducteur telles que :

-         La présence du partenaire qui se traduit par des informations visuelles, auditives, tactiles et voir olfactives,

-         L’abondance de matériaux pour la construction du nid et l’alimentation,

-         La température (exemple de l’oie), la pluviométrie dans les régions arides,

 

 a-     sensibilité des oiseaux à la lumière

La lumière exerce sur la fonction sexuelle de la plupart des oiseaux une double fonction :

            a1- Fonction de la lumière

Elle stimule la fonction sexuelle et la mise en place du cycle reproducteur. Cependant, certaines espèces présentent un cycle de développement et de régression des gonades tout en étant maintenues à l’obscurité ( canard par exemple),

bullet Elle permet par le biais de l’alternance jour-nuit, de synchroniser chaque jour les animaux entre eux,

a2- Voies d’action de la lumière chez les oiseaux

Le reflex photo-sexuel est de nature neuro-humorale, c’est à dire qu’il fait se succéder une sécrétion d’origine nerveuse et une ou plusieurs autres empreintent le système circulatoire. Les stimulations provenant, soit des récepteurs intracrâniens (voie trans-orbitaire), soit de la rétine (voie neurovégétative), agissent sur certains noyaux spécifique de l’hypothalamus qui déverse ses secrétions dans le réseau capillaire sanguin pour arriver au niveau de l’hypophyse antérieur. Ce dernier sécrète des substances gonadostimulines 5FSH, LH) qui par la voie de la circulation générale, agissent sur les gonades mâles (testicules) et femelles (ovaire) voir schéma ci-dessous.

Schéma 1 : Réflexe photo sexuel chez les oiseaux

 a3- Variation de la photosensibilité chez les oiseaux

Pour la plupart des oiseaux, l’augmentation de la durée de la photopériode (ou période claire du jour) qui constitue l’information la plus importante pour le contrôle du cycle sexuel et les modifications physiologiques (mue) et comportementales (migration). Aucunes de ces fonctions ne se met en place si les oiseaux sont maintenues artificiellement à des jour courts, alors que ce même traitement n’empêche pas la reproduction du coq domestique.

Il existe donc souvent une phase photosensible des oiseaux aux cours de l’année. Toutefois, après un certains temps d’exposition à des jours longs, beaucoup d’oiseaux deviennent insensibles à l’effet de la lumière ; on parle alors de la phase photo-réfractaire. L’exposition de ces oiseaux à des jour courts permet d’accélérer le retour à la photosensibilité .

a4- Perception de l’information photopériodique

L’ajustement du cycle reproducteur suppose la mise en jeux de trois mécanismes :

v     L’existence  d’une horloge biologique interne circannuelle,

v     L’existence d’un rythme circadien (coïncidence externe) : cette sensibilité n’est pas constante au cours de la journée mais, présente un maximum entre 10 et 15 heures après l’allumage du matin. En revanche , la durée de la zone photosensible varie avec l‘ espèce et la latitude d’origine,

 

v     Coïncidence interne entre les phases de plusieurs rythmes circadiens de sécrétion hormonale eux mêmes dépendant de la photopériode.

 

            a5- Intégration  dans le temps des informations lumineuses

Il existe une mémoire pour chaque animal qui faisait la somme des durées de lumière reçues au cours d’une certaine période et l’animal répondait en fonction de cette somme. Mais dans de nombreux cas, les réponses neuroendocriniennes sont plus importantes avec les changements photopériodiques.

             a6- Notion de jour subjectif

On désigne par jour subjectif, la période pendant laquelle l’animal reste éveillé lorsqu’il est soumis à une durée non stimulante (6 à 8 heures) mais qui le devient lorsqu’elle est complétée par un flash lumineux situé au milieu de la période obscure. En effet, l’animal ignore la période sombre la plus courte.

Schéma  3 : Illustration de la notion de jour subjectif

            a7- Rôle de l’intensité lumineuse : illumunosité

La notion d’intensité lumineuse ne doit pas être confondue avec celle de la durée d’éclairement. En effet, une forte intensité ne compense pas les effets d’une faible durée d’éclairement. En plus, le seuil de sensibilité des oiseaux est extrêmement bas. Chez la poule par exemple, les récepteurs intracrâniens sont sensibles à des niveaux d’éclairement comparables à celui de la pleine lune. Donc, il faut tenir compte de ce mécanisme lors de  la conception des bâtiments pour affirmer qu’il est réellement obscur.

   En effet, l’intensité d’éclairement reçu par les animaux  varie avec le rendement lumineux (nature, puissance, tension) et la distance entre la source lumineuse et l’animal. Elle est exprimée en w/m2 ou en Lux. Le Lux mesure la quantité de lumière reçue par une surface de 1 m2 éclairée perpendiculairement et située à 1 m d’une source lumineuse ayant une puissance de 1 candela (1candel = 10,76 Lux). L’illumunosité recherchée dans un bâtiment avicole est déterminée à partir de la formule suivante.

 

 

       E = Illumination recherchée ( en Lux)

                   μ n F

       n = nombre de points lumineux

  E     =

       F = Flux lumineux de chaque

                       S d

      Μ = facteur d’utilisation

 

      S = surface du bâtiment (en m2)

 

      d = facteur de dépréciation lié à l’état des lampes

 

 a- Différents types de programmes lumineux

Le type de programme lumineux varie selon la souche et la nature du bâtiment (clair ou obscur).

 b1 - Cas des bâtiments obscurs

Dans le cas des bâtiments des bâtiments obscurs (sans fenêtres), on distingue trois types de programmes : programme de King, programme décroissant-croissant et programme intermédiaire.

v                 Programme de King

Le programme lumineux proposé par King est illustré dans la figure 1 suivante :

  Figure 1 : Programme lumineux de King     

v                 Programme Décroissant-Croissant

Le programme lumineux Décroissant-Croissant est illustré dans la figure 2 suivante :

 

    

                                             

                      Figure 2 : Programme lumineux Décroissant-Croissant    

 

 v                 Programme Lumineux Intermédiaire

Le programme lumineux Intermédiaire est illustré dans la figure 1 suivante :

 

 

 

                                  Figure 3 : Programme lumineux Intermédiaire    

     v                 Conséquences

Les performances zootechniques varient selon le type de programme d’éclairement appliqué. Cette variation concerne en particulier, l’âge d’entrée en ponte, le poids des œufs et le nombre d’œufs produits comme le montre le tableau 7 suivant :

Tableau : Conséquences du programme lumineux sur les performances de production

 

Type de programme

Maturité sexuelle

Poids des oeufs

Nombre d’œufs

King

précoce

faible

Important

Décroissant-Croissant

tardive

Gros calibre

Moins élevé

Intermédiaire

ni précoce ni tardive

moyen

moyen

 

b2 - Cas des bâtiments clairs

Dans le cas d’un éclairement naturel, la photopériode varie dans sa durée avec la saison. Donc, pour une meilleur gestion de la lumière dans les bâtiments ouverts, il faut tenir compte de la date d’éclosion de la poulette à démarrer sachant que le 21 juin est le jour le plus long de l’année et le 21 décembre est le jour le plus court de l’année .

              I-4-6-  Programme de vaccination

Le programme de vaccination durant la phase d’élevage de la poulette futur pondeuse, varie selon la région et de  la prévalence des maladies, de la nature du produit et du mode d’administration. Cependant, quelque soit la zone d’élevage, le programme devra être terminé avant le transfert dans le poulailler de production. Un exemple de programme de vaccination est présenté à titre indicatif dans le tableau suivant.

 

Tableau : Exemple de programme de vaccination à titre indicatif de poulette futur pondeuse

Age

Maladie

Mode d’administration

J1 au couvoir

Marek

Injection

J1-3

Bronchite infectieuse

EB – GO – IN - Néb

J5

Gumboro

EB – GO

J7

Pseudo peste

EB – GO – IN - Néb

J15

Gumboro

EB – GO